Design graphique (en cours) pour une décli­nai­son/évolu­tion d’un nouveau logo­type pour la Ferron­ne­rie d’art de Colin de Lestrade dans le Lot-FR.

L’im­bri­ca­tion de l’en­clume et du marteau marquent le coté indis­so­ciable de l’usage de ces outils quand l’on forge. L’étoile symbo­lise le feu, le choc et la créa­tion ou la trans­for­ma­tion de la matière. le choix du cercle est le symbo­lisme du fonda­men­tal, du “tout” réunis­sant et/ou agis­sant.

2 Comments | Commentaires

  • Boris Moncel

    Salut Estève,

    Une ques­tion en regar­dant ton boulot sur la Ferron­ne­rie de Lestrade. Le socle de l’en­clume est bancale et je me posais la ques­tion du pourquoi ? On pour­rait penser que pour un logo ayant pour emblème une enclume se devrait d’être stable, équi­li­bré, puis­sante. La remarque pour­rait aussi valoir avec la forme globale de l’en­clume ou les droites ne sont pas droite.

    En te remer­ciant,

    Boris.

  • Estève Gili

    Si tu observes bien le logo, tu consta­te­ras que les deux angles de droite des pieds sont à la même hauteur. En fait, la base n’est pas bancale. Elle tend vers une direc­tion globale qui intro­duit un mouve­ment, une force, qui renforce l’idée du travail bien fait, de la puis­sance. Cette direc­tion, axée vers la droite, intro­duit une notion de progres­sion posi­tive perçue (ou non) comme renforçant natu­rel­le­ment la confiance de prime abord que l’on peut avoir en cet arti­san.

    Pour ce qui est du dessin du logo­type, c’est au départ une sché­ma­ti­sa­tion que j’ai dessiné à la main et au feutre, puis scanné, pour le vecto­ri­ser dans un logi­ciel de dessin vecto­riel (l’Open Source InkS­cape).

    Un logo­type direc­te­ment dessiné aurait été trop propre, trop hygié­nique et surtout n’au­rait pas été relié à l’idée du travail arti­sa­nal. Celui-ci n’est pas un travail méca­nique (ou indus­triel) dont le but est de repro­duire de façon parfaite et à l’in­fini (ou presque) un objet. Bien au contraire, c’est un travail manuel et humain qui assume ses quali­tés et ses défauts. Ce qui en géné­ral confère à l’ou­vrage arti­sa­nal toute sa valeur et sa beauté.

    Un logo­type doit parler de la réalité de l’ac­ti­vité du client. C’est une traduc­tion en langage graphique qui est souvent le premier contact entre une entre­prise (ou une acti­vité, une asso­cia­tion, etc.) et ses pros­pects, ses futurs clients… C’est bien pour ça que je pense qu’il est impé­ra­tif de travailler en s’ima­gi­nant, dans ce cas, être un arti­san-ferron­nier et trans­po­ser concrè­te­ment la façon dont il travaille ; ce qu’il peut ressen­tir lorsqu’il est devant sa forge ; quelle image, de lui-même et de son acti­vité, aime­rait-il véhi­cu­ler ?

    Bref, dans ce travail j’ai souhaité huma­ni­ser le logo et réduire à l’es­sen­tiel les symboles du logo­type : une enclume comme base, un marteau comme outil, une étoile comme une étin­celle évoquant aussi la présence du feu et de la frappe. Le tout dessiné avec des petits défauts dans les droites et les courbes, comme quand un ferron­nier travaille le métal avant de le polir et de le rendre bien lisse, pour concrè­te­ment évoquer le travail sur la forme.

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